"La révolution ne vient pas remplir une nécessité esthétique,
mais solutionner une série de problèmes d'ordre social qui sont posés."
Juan Garcia Oliver, juin 1936


catalogue    commander    chroniques    liber...terre    archives   contacts   liens   retour accueil   copinage
            EDITIONS DU COQUELICOT,  EDITIONS LIBERTAIRES DE TOULOUSE... ET DU RESTE DU MONDE ! BP 74078 / 31029 TOULOUSE CEDEX
À paraître en avril 2019 / "Ce que j'ai appris dans la vie" / Angel Pestaña.

Angel Pestaña nait à Santo Tomas de Ollas (Léon) le 14 février 1886 et meurt à Barcelone en 1937. Tout au long d'une vie agitée il développe une activité peu commune. En même temps il lui revient de vivre, quelquefois comme protagoniste, des événements d'une grande importance dans l' histoire du mouvement ouvrier espagnol. Tout cela lui donne une expérience indiscutable qu'il raconte d'une manière confidentielle, intime et sincère, dans « CE QUE J'AI APPRIS DANS LA VIE ».
Comme toile de fond de toute son activité postérieure, il raconte son enfance malheureuse, ses premiers pas dans l'ambiance du travail, ses migrations à l'étranger, ses premières collaborations à « Tierra y Libertad » et ses contacts avec les centres confédéraux avec lesquels il restera lié toute sa vie (...)

L'avis de parution en PDF

À paraître dans l'année 2019 /
  • Ortiz, un général sans dieu ni maître / José Marquez Rodriguez, Juan José Gallardo Roméro
  • Contribution à l'histoire de la CNT en exil / José Berruezo
Actualités de Garcia Oliver /

Les dialogues tirés de ses mémoires que nous avons éditées en français :
JUAN GARCIA OLIVER / L'ÉCHO DES PAS / 640 pages / 25 €
commander


À voir en vidéo : Un entretien avec Juan García Oliver /
120 min
, espagnol sous-titré français

[Lire l'entretien sur
À contretemps, n° 17, juillet 2004]


La rencontre avec Juan García Oliver eut lieu à Paris, en juin de l’année 1977. De passage dans la capitale pour superviser les épreuves de ses mémoires, il me fut présenté par son éditeur, José Martínez. Le premier contact eut pour cadre un restaurant de la rue de Bièvre. Là, García Oliver m’apparut comme une sorte de fantôme nimbé d’histoire. C’est que l’homme, d’abord assez froid, semblait tout droit sorti d’un arrêt sur image. Comme si, au quarantième anniversaire d’une révolution presque oubliée, un de ses principaux protagonistes avait résisté au passage du temps et à ses effets sournoisement correctifs. Étrangement, le García Oliver de ce printemps 1977 était, physique mis à part, le même que celui qui, dans les années 1930, avait fait trembler, avec un semblable aplomb, la société espagnole et – pourquoi le taire ? quelques anarchistes et syndicalistes de renom, que son « catastrophisme » inquiétait. Pour qui a travaillé sur le témoignage, une telle rencontre est rare, non tant parce qu’elle met en présence d’un authentique personnage – ce qui est somme toute banal quand il s’agit de la révolution espagnole –, mais parce que le bonhomme que vous avez en face de vous n’a pas changé d’un poil, qu’il argumente comme si l’événement durait encore, qu’il est toujours ce qu’il était, et non ce qu’il est devenu.
Cette invariance – qui, à l’évidence, peut apparaître comme un défaut dans la vie courante – représente, dans le travail de mémoire, une appréciable qualité parce qu’elle restitue la vérité d’époque, dimension psychologique comprise, à un récit qui, sans elle, n’est souvent qu’une version corrigée et embellie d’un temps définitivement révolu. García Oliver, probablement encouragé en sous-main par son éditeur et ami, accepta sans réticence de se prêter au jeu – difficile et risqué – de l’entretien. Celui-ci eut lieu le 29 juin 1977 dans un appartement du douzième arrondissement de Paris. Pour l’occasion, García Oliver apparut batailleur, précis, sûr de lui, tranchant et quelque peu dominateur. Comme à la grande époque, disais-je. À l’évidence, le lecteur pourra être irrité par certaines affirmations péremptoires de l’interviewé, mais, tous comptes faits, il appréciera sûrement la valeur de cette personnelle part de vérité, d’autant qu’à ce jour, cette transcription – inédite en français – constitue l’unique témoignage de García Oliver dans notre langue [avant l'édition de ses mémoires par le Coquelicot...NDE] .
Freddy Gomez




Lire dans la revue Balance n° 38 : la correspondance de Garcia Oliver avec Diego Camacho (Abel Paz) dans les années 70.
"Sincèrement, je ne suis pas intéressé par les idées que l’on ne peut pas véhiculer dans la classe ouvrière. Tes étudiants et tes professeurs ne peuvent que donner un semblant de vie à des groupuscules sans importance. Ou, peut-être, de faible importance. Plus clairement, des éléments résiduels pour former une « béatitude anarchoïde » qui concurrencera la béate famille Urales."
Lettre de Garcia Oliver à Diego Camacho, 22 mai 1974